Histoire de la psychothérapie

Années 1960 — Abraham Maslow lance aux États-Unis l'Association de psychologie humaniste et du même coup le mouvement de la psychologie humaniste. Celui parvient en France en même temps que la psychosociologie, et la non directivité (Carl Rogers) au cours de la même décennie.

Années 1970 — 1974 le Psy'G donne à la psychothérapie le cadre d'un syndicat professionnel la soutenant comme profession libérale. Il se centre sur deux axes principaux, la défense de la psychothérapie comme profession libérale, dans le sillage de l'UNAPL, et son inscription dans l'espace professionnel européen, du côté des Méthodes.

Années 80 — 1981
, le SNPPsy se fonde comme syndicat à vocation d'amorce ordinale, soutenant l'idée d'une discipline nouvelle, indépendante de la psychiatrie et de la psychologie. Il crée un code déontologie qui fait référence, institue un système d'agrément des écoles, et pense la discipline comme distincte, spécifique du soin pris de soi. Il développe en ce sens une réflexion idéologique, théorique et institutionnaliste. En cinq ans deux syndicats professionnels ont lancé dans notre pays le processus institutionnalisant la psychothérapie issue de la psychologie humaniste américaine, avec ou sans influence de la psychanalyse, comme discipline et profession émergeante.

Années 1990 — 1990 la Déclaration de Strasbourg, sous l'égide de l'Association européenne de psychothérapie, regroupant une vingtaine de méthodes-écoles, basée à Vienne (Alfred Pritz président) avec l'appui britannique de l'UKCP, constitue une véritable déclaration européenne d'indépendance disciplinaire. Ses quatre articles rejoignent les cinq critères du SNPPsy (il y manque précisément le cinquième), qui se joint au mouvement européen à l'instigation de Michèle Tordjman et Alain Naissant, du Psy'G.

Les cinq critères du SNPPsy sont les suivants : • avoir soi-même suivi une psychothérapie ou psychanalyse suffisante • bien connaître son métier et au moins une discipline : méthodes, théories, pratique, psychopathologie (enseigné dans une école agréée) • être en supervisionconstante • se référer et lier à un code de déontologie spécifique • être agréé par une commission de pairs expérimentés.

Les organisations de la psychothérapie humaniste française se diversifient. Les deux syndicats co fondent la FFdP, fédération représentant l'EAP (Association européenne de psychothérapie) au niveau national.

Années 2000-2010 — D'abord désignés par eux-mêmes comme "les psychothérapeutes", les praticiens de la nouvelle discipline dans la mouvance du SNPPsy en sont venus à se désigner à partir de 1999 plus spécifiquement comme psychothérapeutes relationnels, laissant le champ libre à l'usage du terme générique de psychothérapie par les psychologues, psychiatres et autres psychothérapeutes d'inspiration comportementaliste ou cognitiviste, n'œuvrant pas dans le cadre strict d'une intersubjectivité engagée de part et d'autre, et du primat du ressort relationnel. Cette décennie est aussi celle du combat contre l'appropriation de la psychothérapie relationnelle et l'élimination de la psychanalyse par la médecine neuro organiciste.

Années 2010. L'avenir réserve ses surprises. Le combat du mouvement pour une psychothérapie relationnelle distincte dans le cadre du Carré psy, agissant dans le cadre du processus de subjectivation, aux côtés de la psychanalyse, se poursuit.